Lean & Green : entretien avec Kelly Singer

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The original English version of this interview by Cecil Dijoux is available on his blog: #Hypertextual.

Depuis quelques années, Lean et préoccupations environnementales vont de plus en plus de pair. En effet, Toyota a montré la voie : la réduction de son impact sur l’environnement est un sujet majeur d’innovation pour le constructeur japonais ainsi qu’un pilier de sa vision pour le 21e siècle. Pionnier des technologies hybrides depuis la fin des années 90  avec la Prius, l’entreprise japonaise se positionne aujourd’hui avec la technologie de pile à combustible. Enfin Lean & Green est une alternative crédible et pratique à l’idéologie de la décroissance.

Kelly Singer est une observatrice et une actrice de cette tendance émergente. Selon elle, les problématiques environnementales à l’échelle planétaire représentent l’un des sujets les plus difficiles de notre temps et le Lean qui se concentre sur la réduction des gaspillages peut certainement aider à relever ce challenge. Lire la suite « Lean & Green : entretien avec Kelly Singer »

Retour sur le Lean Tour Nord

Après Bruxelles en 2015, le 13 octobre dernier s’est tenu, pour la première fois à Lille, le Lean Tour Nord organisé par l’Institut Lean France. Cet événement permet à des entreprises, présentes dans le nord de la France et en Belgique, de partager leurs expériences en Lean Management. Cette année, Auchan|Retail, BNP Paribas Personal Finance, BNP Paribas Fortis, Plastic Omnium et AG2R LA MONDIALE sont venues raconter leurs histoires Lean.

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Le Lean, un accélérateur de la compétitivité

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L’objectif premier du Lean est de permettre à une entreprise de produire un bien ou un service de qualité, répondant aux attentes du client et à un prix compétitif sur le marché. Afin de servir cette ambition le Lean met à disposition un ensemble d’outils (Obeya, KPI, A3, PDCA, flux tiré…) pour révéler les écarts par rapport à une cible souhaitée. Lire la suite « Le Lean, un accélérateur de la compétitivité »

Conduite du changement : Le Gemba ou comment provoquer les moments de révélation

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Lors de la conférence Enterprise 2.0 de Boston en 2011 (la transformation numérique s’appelait encore Entreprise 2.0 à cette lointaine époque), j’ai eu la chance de rencontrer l’excellente Rachel Happe. Lassée de la vie corporate, la brillante Rachel a décidé de lancer et d’animer la Community Roundtable, une engeance qui a pour vocation d’offrir un espace de réflexion et de partage aux Community Managers, et de proposer un modèle de suivi de la maturité des organisations sur ce sujet.

Lors d’une de nos discussions sur la conduite du changement, elle m’expliqua de sa voix particulière, chantante et brisée, ponctuée de ses rires à la tonalité grave mais à la joie communicative, que ce qu’elle cherchait dans une équipe était ces fameux « aha moments ». Ces moments magiques de révélation durant lesquels les personnes ont une épiphanie qui leur fait d’un seul coup changer de perspective sur un sujet, comprendre l’utilité de telle ou telle approche ou encore le nature impérative d’un changement.

Il existe dans le lean une pratique quotidienne qui permet de provoquer volontairement ces moments de révélation, ces épiphanies. Un outil redoutable dans une conduite du changement qui ne dit jamais son nom ni ne s’embarrasse de concepts compliqués.

Il s’agit du Gemba, la pratique qui consiste à aller sur le terrain, là où la valeur est créée, pour confronter ses croyances à la réalité des faits. Une pratique qui n’a de cesse de m’émerveiller et voici pourquoi … Lire la suite « Conduite du changement : Le Gemba ou comment provoquer les moments de révélation »

De Toyota à Google – manager au 21ème siècle

toyota-googleQue trouve-t-on lorsque l’on compare les systèmes de management de Google et de Toyota ?

On parle ici de deux très grandes entreprises différentes par bien des aspects :

  • Google est une société high tech américaine qui n’a pas 30 ans et emploie 66 000 personnes
  • Toyota est un grand groupe industriel japonais créé en 1933 qui emploie 350 000 salariés.

Un seul chiffre les rapproche peut-être : leur bénéfice annuel, autour de 20 milliards de dollars.

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Connaissance réutilisable, apprentissage réutilisable? Ou comment éviter les « idées zombies »

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Traduction de l’article de Michael Ballé, Dan Jones et Jacques Chaize paru sur Planet-Lean.com

La connaissance est un stock, l’apprentissage est un flux. Révéler des problèmes dans nos processus et nos équipes, et engager celles-ci dans l’apprentissage de la résolution de problèmes nous permet de continuer à nous améliorer, au même endroit ou ailleurs. En fait, ce qui nous permet d’obtenir des améliorations continues de performances est notre capacité à appliquer les connaissances que nous acquérons dans d’autres contextes. Par conséquent, un objectif clé de la pensée Lean est de produire des connaissances réutilisables. Cependant, cela n’est peut-être pas aussi simple qu’il y paraît.

En fait, qu’entendons-nous par « connaissance » ? En règle générale, la connaissance est une assertion qui 1) correspond à des faits, 2) est généralement vraie, et 3) est collectivement reconnue comme telle.
Certaines assertions Lean correspondent à cette définition. « En passant de la production en série à la production en flux pièce à pièce, vous gagnez 30 % de productivité ». Cet exemple semble fonctionner à chaque fois, qu’il s’agisse de plier des lettres et de les mettre sous enveloppes (essayez) ou de nettoyer des trains (les Japonais savent que procéder voiture par voiture est plus productif que de fractionner les activités de nettoyage comme nous le faisons habituellement dans l’Ouest).

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Comment j’ai (presque) raté un projet d’accompagnement

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(et comment ma coach m’a permis de comprendre les causes profondes de cet échec)

Depuis que je m’intéresse tout particulièrement au management (2007), j’ai papillonné de tendances en tendances. Méthodes agiles (jusqu’en 2009), entreprise 2.0 (une sorte d’aïeul du sujet de la transformation numérique) de 2009 à 2011. Mais depuis 5 ans maintenant, je ne papillonne plus. J’ai trouvé avec le Lean et l’amélioration continue un sujet qui me passionne toujours en ce qu’il me semble être une source inépuisable d’apprentissages et de découvertes.

On croit que l’on commence à savoir, on « prend la confiance » (comme dirait mon ado) et d’un seul coup, hop ! on rate (presque) un projet. (Note : presque rater veut dire que l’équipe a tout de même résolu deux ou trois gaspillages importants et a amélioré sa performance de 20 %. Mais ce n’est pas le genre d’amélioration dont on se contente lorsque l’on voit a posteriori le potentiel de la situation).

Une source inépuisable d’apprentissages disais-je car après le projet, lorsque je me suis fait coacher (par l’impeccable Alessandra) sur la résolution du problème correspondant, j’ai découvert alors, stupéfait, que ce qui m’avait induit en erreur était encore et toujours la même chose : une fausse croyance.

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