L’obeya c’est quoi ?

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Obeya en japonais signifie « grande salle ». C’est un lieu de partage pour une core team (un groupe d’experts pluridisciplinaire), un espace dédié à l’analyse et la prise de décision sur un sujet important comme un nouveau produit ou un nouveau projet. L’obeya c’est le management visuel à grande échelle appliqué à la conduite de projet. Elle s’adresse à un groupe de personnes qui collaborent sur un projet qui sont prêtes à se réunir lors de rendez-vous hebdomadaires, à mettre en place des rituels managériaux, pour partager l’avancement et se mettre en conditions de réussite. On est alors très loin de la vision parcellaire des organisations en silos dans lesquelles la communication est souvent tendue et inefficiente.

On illustre souvent la méthode de l’obeya par des exemples industriels ou qui émanent de l’IT mais son champ d’action est bien plus étendu et s’intègre très facilement dans des contextes d’ingénierie de produits dits physiques. Lire la suite « L’obeya c’est quoi ? »

Que voulez-vous réussir ?

succes-travail-leanC’est incontestable ! Tous ceux qui se lèvent tous les matins pour aller au boulot, veulent faire avancer leur entreprise. C’est mon cas, le cas de mes collègues, le cas de mes anciens collègues, et le cas de chacune des équipes que nous avons accompagnées jusqu’à maintenant. Lire la suite « Que voulez-vous réussir ? »

Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ?

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Rendre le rythme visible

Notre voyage d’études au Japon nous a donné l’occasion, lors de notre visite de l’usine Tsutsumi de Toyota, de voir concrètement le respect du takt time dans le travail de chaque opérateur. L’ensemble de l’organisation travaille pour que chaque opération soit au takt time afin d’atteindre un but commun qui est de livrer ce que veut le client et dans les volumes demandés, ni plus, ni moins. Ce takt time est ainsi décliné à chaque poste de manière à permettre à chaque opérateur de savoir s’il travaille au rythme du client.

Pour aider les opérateurs à voir s’ils tiennent le rythme du takt time et détecter immédiatement quand ils ne le tiennent pas, Toyota a intégré dans l’environnement de travail des opérateurs des moyens de visualiser les écarts entre rythme réel et takt time.

Il s’agit ici d’une pratique de management visuel (cf billets ici et ), dont le but est de rendre visible à chaque instant si l’activité de chacun est dans une situation normale ou anormale. Lire la suite « Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ? »

Lean et amélioration continue – où comment multiplier sa productivité par 22,5 (partie 2)

amelioration-continue-productivite-leanVoici la suite de ce billet avec la 3e année d’amélioration continue.

L’amélioration continue – année 3

J’ai organisé une visite terrain Lean (“gemba” dans le jargon lean) avec le nouveau directeur régional sur le site de Carole. En moins de trois minutes de présentation, j’avais perdu tous mes points de repère. L’équipe avait complètement changé son approche sur la productivité qui était passée, graphiquement, de 90 à environ 1 350. Manifestement, même si je reconnaissais à peu près tout le monde, on ne parlait plus du même métier.

Je suis restée sereine en apparence, autant que possible du moins, pour essayer de comprendre ce qui se passait. Lire la suite « Lean et amélioration continue – où comment multiplier sa productivité par 22,5 (partie 2) »

Coach Lean – qui recruter ?

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Une entreprise entreprend sa transformation Lean management et souhaite constituer une équipe interne de coachs Lean qui pourront accompagner les équipes pendant les premiers projets mais aussi, sur du plus long terme, dans les démarches “d’amélioration continue”. Lesquels de ses collaborateurs doit-elle recruter ?

Question importante : ils vont avoir une influence sur le mode de travail de centaines de personnes, sur l’efficacité de l’entreprise et sur la relation entre l’entreprise et ses clients.

En plus, leur formation prend un an, ce qui est un véritable investissement pour l’entreprise. Lire la suite « Coach Lean – qui recruter ? »

Les gestes inutiles dans un back office

Les gestes inutiles font partie des 7 gaspillages définis dans le Lean management.

Dans cet exemple, les collaborateurs se déplacent beaucoup pour ranger les dossiers des clients dans les armoires ou pour les transmettre à leurs collègues. Certes, il faut bien que chaque dossier puisse être transmis ou classé mais du point de vue du client, ce geste n’apporte pas de valeur ajoutée. C’est donc un gaspillage :

1/ du point de vue des clients : ce temps pris pour déplacer un dossier est un temps pendant lequel le collaborateur ne s’occupe pas d’un autre dossier. Dit autrement, les autres clients attendent.

2/ du point de vue des membres de l’équipe, c’est une source de fatigue : des locaux mal agencés vont générer des déplacements qui, mis bout à bout, peuvent représenter à la fin de la journée, dans certains contextes, des kilomètres de marche à pied. Lire la suite « Les gestes inutiles dans un back office »

Le Lean ne devrait-il pas se focaliser sur les solutions plutôt que sur les problèmes ?

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Traduction de l’article de Michael Ballé : « Shouldn’t lean focus on solutions, rather than problems? »

Pourquoi le Lean est-il si focalisé sur la résolution de problème ? Voir toute chose comme un problème n’est-il pas négatif ? Ne devrions-nous pas plutôt nous focaliser sur les solutions ? Ne serait-ce pas plus positif et plus créatif ?

Bonne question. En effet le Lean est si orienté sur les problèmes qu’il n’utilise pas le terme « solution » : il a inventé à la place le terme un peu gauche de « contre-mesure » ! Ok, c’est un peu bizarre. Qu’en est-il vraiment ?

Prenons un peu de recul : qu’essayons-nous de faire ici ? Des solutions seraient pertinentes si les processus étaient des choses réelles et stables et que les problèmes dans les processus réduisaient la performance. Le fait de trouver une solution permanente améliorerait alors et le processus et la performance, et voilà !

Mais les processus ne sont pas vraiment réels – ils sont juste une façon de décrire ce que les gens font dans leur travail. Et la performance est quelque part le résultat de la collaboration de ces personnes dans le processus et de la manière dont ils réagissent à la situation pour obtenir les résultats recherchés pour les clients et pour eux-mêmes. La performance, en fait, est le résultat de la compétence.

Le développement des personnes est la clé du Lean pour améliorer la performance : cela signifie faire monter en compétences les personnes afin qu’elles puissent gérer au mieux les situations auxquelles elles sont confrontées, et continuer à aider leurs clients qui font face à leurs propres problèmes – les problèmes de la vie réelle des clients, pas les problèmes dans le processus/l’activité. Lire la suite « Le Lean ne devrait-il pas se focaliser sur les solutions plutôt que sur les problèmes ? »