Lean Green : comment le Lean peut aider à réduire notre impact environnemental

Lean Green : comment le Lean peut aider à réduire notre impact environnemental

L’impact de l’homme sur son environnement est une réalité. Selon certains scientifiques, nous serions entrés dans une nouvelle époque géologique : l’Anthropocène, l’âge des humains, tellement nos actions transforment notre planète.
Pour un praticien Lean qui cherche en permanence de nouveaux gisements d’amélioration, c’est une superbe opportunité. Je vous propose reparcourir l’article How Lean Can Help You Go Green publié par le Lean Enterprise Institute américain, qui nous suggérait en 2021 un référentiel de gaspillages verts.

A l’image des sept gaspillages fondamentaux de Taïchi Ohno, ces sept gaspillages verts offrent un cadre à ceux qui cherchent à appliquer la pensée et la pratique Lean pour atteindre leurs objectifs de durabilité et réduire leur empreinte environnementale.

L’énergie : explorer les formes d’énergie utilisées dans l’entreprise et déterminer si un carburant plus “propre” pourrait le remplacer, ou bien si l’on pourrait se procurer une électricité issue d’une ressource renouvelable ?

L’eau : vérifier s’il est absolument nécessaire d’utiliser de l’eau potable pour ce processus ou étudier les options de traitement et recyclage de l’eau. Mais également canaliser et réutiliser les eaux pluviales pour réduire l’impact des sols artificialisés.

Les matières premières : examiner précisément comment sont utilisées les matières premières dans les processus de fabrication ? Concevoir des processus de fabrication générant moins de déchets. Les matières d’origine végétale sont-elles sourcées à partir d’exploitations éco-responsables ?

Les déchets : se préoccuper de déchets polluants ou plus difficiles à dégrader naturellement. Comment ils sont traités une fois hors de l’entreprise. Envisager des partenariats pour réutiliser et recycler ce qui peut l’être puis s’assurer que ce qu’il reste est éliminé de manière responsable.

Les transports : ce gaspillage déjà mentionné par Ohno peut être considéré de façon un peu plus large. Il s’agit donc d’observer l’ensemble de la chaîne logistique. Comment les marchandises sont acheminées vers et hors de l’entreprise ? Est-ce que les locaux sont accessibles par les transports publics ?

Les émissions : examiner tous types d’émissions et pas uniquement le CO2 en volume et en nocivité. Les contre-mesures peuvent amener à revoir les procédés de fabrication. Il est notoire qu’améliorer dès la conception paye plus massivement que les améliorations incrémentales des standards de production.

La biodiversité : choisir le lieu de construction d’un nouveau bâtiment peut avoir des conséquences dramatiques sur la biodiversité. On peut réduire l’impact des sols artificialisés par la création de zones végétalisées qui régulent les inondations, captent le carbone et sont une réserve de biodiversité.

Ce référentiel de gaspillages verts nous démontre à nouveau que les opportunités d’amélioration sont infinies et qu’elles n’ont de limite que l’intérêt que l’on y porte.

Nous pouvons vous aider dans votre démarche d’amélioration continue, contactez-nous.

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