Lost In Legacy?

Lost In Legacy?

Source photo : "Lost in Translation" de Sofia Coppola

Traiter itérativement sa dette technique grâce à l’Obeya

Ce n’est pas la suite du fabuleux film de Sofia Coppola mais plutôt le récit d’une DSI sous tension et confrontée au poids du « legacy » de son patrimoine IT ralentissant ses transformations. Décidée à tenir ses engagements, elle implémente alors une « Obeya pilote » de programmes IT.

L’histoire se déroule dans une compagnie d’assurance dont le SI de gestion opérationnelle des contrats couvre plutôt bien l’ensemble de ses besoins métier. Il s’est construit au fil de la croissance de la société par une suite de fusions-acquisitions successives. Après quinze ans, la cartographie applicative de la gestion opérationnelle s’apparente à un assemblage complexe de strates logicielles, héritage issu des entités d’origine.

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Améliorer notre résistance au COVID en améliorant la résilience de notre DSI

Améliorer notre résistance au COVID en améliorant la résilience de notre DSI

Il y a quelques temps, je présidais un Comité Technique (anciennement Comité Technique Paritaire) dans ma commune. Parmi toutes les discussions que nous avions, l’une d’entre elles portait sur le versement de la prime COVID19 pour les employés municipaux qui ont tenu leur poste pendant le confinement.

Pour ceux qui travaillaient dans les crèches, les centres de loisirs et les fonctions régaliennes de la commune, aucune difficulté, le versement de la prime est automatique. En revanche, pour ceux qui étaient en télétravail, s’est posée la question de la réalité du travail effectué.

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Save the date jeudi 14 mai à 14h : initiation au lean #2 gemba et télétravail

gemba teletravail 14 mai

Operae Partners vous propose une nouvelle initiation au lean management sur le thème « gemba et télétravail ».

Exercice fondamental pour toute personne qui fait du lean, le « gemba walk » consiste à aller sur le terrain là où la valeur est effectivement produite par les équipes. L’objectif étant de se confronter à la réalité pour 1/ aider les équipes à surmonter les obstacles qu’elles rencontrent, 2/ prendre des décisions en parfaite connaissance de cause. En ce sens, le gemba est l’antithèse de la salle de réunion.
Mais comment aller sur le gemba quand toute l’organisation télétravaille ? Comment pratiquer une visite terrain à distance ?

Réponse jeudi 14 mai à 14h avec Marie-Pia Ignace en direct sur notre chaîne YouTube. La présentation sera suivie d’une séance de questions / réponses.

Travailler ensemble dans la même direction grâce à l’obeya

Travailler ensemble dans la même direction grâce à l’obeya

L’Obeya est une démarche éprouvée qui facilite le travail en équipe et l’alignement des activités autour de sept panneaux pour livrer des produits informatiques ou manufacturiers. L’une des principales raisons de son succès réside dans l’accélération de la résolution régulière de bons problèmes en décloisonnant les équipes et aussi dans le support du management.

L’objet de cet article d’Edmond Nguyen et Reynald Debaut-Henocque, revu par Stéphane Wojewoda, à lire dans InfoQ est de décrire le rôle essentiel du premier panneau de l’Obeya, dont l’utilisation est trop souvent négligée : la vision. Il explique exemples à l’appui, trois éléments de la vision :

  • la manière de l’élaborer
  • son appropriation
  • la coordination et le pilotage

Rendez-vous sur InfoQ pour lire la suite.

La seule chose qui marche c’est le terrain !

La seule chose qui marche c’est le terrain !

Ce confinement me permet de remettre mes idées en place et surtout de faire un point sur les derniers mois de « normalité » écoulés avant la pandémie. De mon côté, ils se sont écoulés à la vitesse grand V, chez des clients qui ont leur place (et quelle place !) dans le monde des services et de l’industrie.

Chez les personnes que j’ai accompagnées, les niveaux de connaissance du lean étaient variés :

  • « Jamais vu ni entendu parler »
  • « Je vois ce que c’est ! »
  • « Je le pratique depuis longtemps »
  • « De toute façon, c’est une autre mode qui passera ! »
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Le vrai ressort du Gemba : si c’était si évident, cela se saurait déjà !

Le vrai ressort du Gemba : si c’était si évident, cela se saurait déjà !

Quinze années à trimbaler ma besace de questions sur les chemins du lean. Et en tout premier lieu sur le gemba. Aller voir les pièces et chercher à comprendre. Le premier pas vers le lean, et aussi le dix-millième pas. Comme une évidence qui serait là depuis toujours.

Une évidence… pour qui ? Le biais cognitif de l’expert aura encore frappé. Evident…En tout cas jamais pour ceux qui démarrent, mes nouveaux compagnons de route, parfois à leur corps défendant, et qui m’ont posé comme une ritournelle bien répétée, les mêmes questions, avec les mêmes mots, au long de ces années : 

« Je ne comprends pas. Vraiment pas. Pourquoi veux-tu imprimer des [Tickets, Dossiers, Incidents, Jira, demandes, réclamations…] ? On a déjà fait un audit l’année dernière. Tout est déjà dans les serveurs. On vient juste de digitaliser tous nos dossiers dans une GED/ un workflow qui a pris 2 ans à installer. Ca gâche du papier, c’est pas écolo, ça ne sert à rien. En plus ça prend du temps. De toute façon la Direction nous demande d’économiser du papier. On est même incentivés sur les économies de papier. Imprimer mais quand même tu n’as pas besoin de tous les onglets ? L’historique aussi ? En plus, je n’ai pas accès à l’imprimante. Je ne sais même pas ou elle est. Toi qui fais du lean, tu devrais bien comprendre que c’est du gaspillage quand même ! Si tu me disais ce que tu cherches ça serait plus simple. J’ai pas le temps, j’ai du boulot là.»

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L’éditeur de logiciel et le gemba walk

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Il existe 1 000 histoires montrant comment les pratiques Lean permettent d’améliorer les produits industriels. Mais qu’en est-il dans le monde informatique ?

Intuit est une belle histoire d’édition de logiciel. Créée en 1983, une éternité en temps informatique !, l’entreprise propose une offre de comptabilité à destination des particuliers et des TPE. Elle réalise, avec plus de 50 millions de clients, 6 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an.

Le genchi genbutsu[1] est l’une des pratiques inscrites dans le marbre de la culture d’Intuit sous forme d’un programme appelé “Follow me home” (“suivez moi à la maison”) dans lequel Intuit investit 10 000 heures par an. Lire la suite « L’éditeur de logiciel et le gemba walk »

Gemba sur un problème de facturation : observer, comprendre, montrer du respect (encore et toujours)

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Photo by Ahmed Saffu on Unsplash

« N’oublie pas : « voir » est bien différent « d’écouter » et « montre-moi » de « raconte-moi » » Ces mots de ma coach en tête, je poussais la porte des bureaux de mon client.

Entreprise sympathique où les gens sont heureux de venir travailler le matin, l’ambiance s’est alourdie depuis plusieurs mois car l’en-cours des factures à envoyer a augmenté au point de mettre en péril la trésorerie de l’entreprise. Après plusieurs tentatives de résolutions classiques, la situation ne s’est pas améliorée et les indicateurs pointent une dégradation continue de l’en-cours. L’implication de tous est notable mais pour le moment rien n’y fait. Lire la suite « Gemba sur un problème de facturation : observer, comprendre, montrer du respect (encore et toujours) »

Le Gemba client : une nécessité, épisode 2

Rappel de l’épisode précédent :

Une des pratiques fondamentales du Lean consiste pour l’entreprise à comprendre la valeur de ses produits ou services du point de vue de ses clients. Cette pratique s’apprend sur le terrain, sur le gemba, là où les choses se passent. Pour découvrir ce que les clients attendent, pour comprendre ce qui les fait rêver, il est nécessaire d’aller à leur rencontre. Pourquoi la pratique du Gemba client est une nécessité : récit d’une expérience client qui a débuté le 31 mars.

Ne me faites pas perdre mon temps :

Jeudi 6 avril, 6 jours plus tard : Cette histoire commence à m’agacer. Je me rends à mon appartement récupérer l’avis de passage. Arrivé sur place force est de constater que, de l’avis de passage, il n’y en a que l’idée. Zut ! Je n’ai pas mis mon nom sur la boîte aux lettres. Donc le colis se trouve au bureau de poste. Sans avis de passage je ne pourrais pas le récupérer. Je pars chez mon client. A la pause déjeuner, je me résigne. J’appelle le service client de l’opérateur. Ça sonne, la voix nasillarde du serveur vocale égrène ses options. Je vais jusqu’à l’épuisement des possibilités. Il n’y a pas l’option « Posez votre question à un conseiller ? ». Je raccroche. Je recommence. C’est de ma faute. Je n’écoute pas avec suffisamment d’attention. J’ai trouvé, enfin, un humain pour me parler. Yes ! J’avoue qu’à ce moment un sentiment d’allégresse m’effleure. Bonjour Madame… Bonjour Monsieur que puis-je pour vous ? J’explique. Silence… Question. Je réexplique. Ha je ne vais pas pouvoir vous aider monsieur. Désillusion. Je vous conseille d’appeler le bureau de poste le plus proche de chez vous. Donnez-leur le numéro de commande qui figure sur votre courrier. Ils retrouveront le colis et pourront vous dire si le facteur va repasser ou si vous devez aller le chercher. Bien, merci, bonne journée. C’est sûr ça ? Léger stress. Deuxième service support de la journée. Lire la suite « Le Gemba client : une nécessité, épisode 2 »