Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ?

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Rendre le rythme visible

Notre voyage d’études au Japon nous a donné l’occasion, lors de notre visite de l’usine Tsutsumi de Toyota, de voir concrètement le respect du takt time dans le travail de chaque opérateur. L’ensemble de l’organisation travaille pour que chaque opération soit au takt time afin d’atteindre un but commun qui est de livrer ce que veut le client et dans les volumes demandés, ni plus, ni moins. Ce takt time est ainsi décliné à chaque poste de manière à permettre à chaque opérateur de savoir s’il travaille au rythme du client.

Pour aider les opérateurs à voir s’ils tiennent le rythme du takt time et détecter immédiatement quand ils ne le tiennent pas, Toyota a intégré dans l’environnement de travail des opérateurs des moyens de visualiser les écarts entre rythme réel et takt time.

Il s’agit ici d’une pratique de management visuel (cf billets ici et ), dont le but est de rendre visible à chaque instant si l’activité de chacun est dans une situation normale ou anormale. Lire la suite « Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ? »

Informatique et Numérique : la différence fondamentale

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Lorsque je travaillais pour British Airways à Londres, ma voisine de bureau, la brillante Rachael (diplômée de philosophie – oui : dans une équipe IT) avait pour mari un chic type du nom de Terry. Il y avait une excellente dynamique dans cette équipe : nous faisions du bon boulot et livrions des projets dans les temps et budget – un truc de dingues. Du coup nous avions de nombreuses opportunités pour célébrer les projets réussis au pub avec Andy, supporter de Middlesbrough FC (au Royaume Uni, les lads se présentent en communiquant 3 informations : leur prénom, leur ville d’origine et le club de football qu’ils supportent), l’immense Doug qui mesure plus de deux mètres, Barbara (qui tricota un gilet à la naissance de ma fille), Drew (supporter de Sunderland) et last but not least Adrian, notre manager, bienveillant bien que supporter du Chelsea FC.

C’est à une des ces occasions que j’ai rencontré Terry. Un beau gars jovial aux cheveux clairs et aux yeux très bleus – qui, rétrospectivement, n’était pas sans évoquer Justin Timberlake – supporter du Luton FC, crois-je me rappeler. Terry m’expliqua ce qu’il faisait : il était consultant SAP. Nous étions en 1998, la France allait bientôt remporter la coupe du monde de football et je découvrais à ce moment précis le mal qui allait contaminer les grandes organisations au début du 21e siècle : l’informatisation des processus.

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Pourquoi le takt time est-il si important ?

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Notre voyage d’études au Japon, dont la visite de l’usine Tsutsumi de Toyota a été le point d’orgue, a été l’occasion de revenir aux sources du Lean et de réinterroger notre pratique. Ce voyage a déjà nourri un certain nombre d’articles de ce blog. Dans cette série conçue par Emmanuelle, Justine, Philippe et Marc, nous allons nous intéresser au concept du takt time, partager nos observations sur son application dans les usines visitées, identifier des améliorations révélées par son application, et proposer des façons d’introduire ou de réintroduire ces apprentissages dans d’autres environnements de travail.

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L’auto-contrôle : source d’autonomie et de confiance

autocontrole-lean-operae-partnersLa qualité construite dans le processus de fabrication comporte de nombreux outils. Au cours de nos visites d’entreprises japonaises, nous avons eu le plaisir d’observer plusieurs déclinaisons de l’autocontrôle.

Plus il y a d’opérations entre la détection et la correction d’un défaut, plus on consomme de temps des personnes et de matériaux à continuer la transformation d’un produit non conforme. Le tout aboutira à un gaspillage (muda) : la retouche. Dans le pire des cas, le produit est irrécupérable et doit être traité comme un déchet. Par exemple, dans l’industrie alimentaire, un produit comportant un défaut bactérien entraîne a minima la destruction du lot et l’arrêt de la chaîne pour décontamination. Dans l’IT, ce processus sera pudiquement appelé « dé-commissionnement » et « reprise de données ». Lire la suite « L’auto-contrôle : source d’autonomie et de confiance »

Visite chez Toyota à Nagoya : impact de l’andon sur le juste-à-temps

Photo by Branden Tate on Unsplash

Lors de notre visite sur le site de l’usine Toyota Tsutsumi à Nagoya nous avons assisté au déclenchement puis au traitement d’un andon (signalement visuel et/ou auditif d’un incident) avec arrêt total de l’usine. Quel impact a eu cet incident de production sur le « juste-à-temps » de l’usine ? Lire la suite « Visite chez Toyota à Nagoya : impact de l’andon sur le juste-à-temps »

Poka yoke : objectif zéro erreur !

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La qualité construite dans le processus de fabrication (jidoka) comporte de nombreux outils. Au cours de nos visites d’entreprises japonaises, nous avons eu le plaisir d’observer plusieurs déclinaisons du poka yoke.

Dans la prime jeunesse de ce concept, il s’agissait du baka yoke : l’anti-idiot. Au fil de la maturation de ce concept, l’angle d’observation du problème à régler a radicalement changé. Ce n’est plus la maladresse de la personne qui est adressée, mais les conditions de réalisation d’une opération qui doivent empêcher l’erreur. Le poka yoke est donc un anti-erreur, un détrompeur. Il vise à mettre en place des conditions opératoires qui vont limiter les choix des personnes jusqu’à la situation optimale : l’absence d’alternative au bon choix ! Lire la suite « Poka yoke : objectif zéro erreur ! »

Le Heijunka, ou comment faire dans la vraie vie

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1.1 La demande client varie chaque jour, que dit le Lean ?

Le Heijunka est un lissage du programme de travail, à la fois par le volume et par le mix produit. Il ne s’agit pas de fabriquer les produits selon le flux réel des commandes, qui peut fortement varier à la hausse et à la baisse, mais de prendre le volume total des commandes pendant une période et de les réorganiser de manière à produire chaque jour la même quantité et le même assortiment de produits.

1.2 Et dans la vraie vie, ça se passe comment ?

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