Le verbatim client de la semaine

Au début, j’étais sceptique puis j’ai vu les effets positifs de la démarche Lean sur une autre équipe. Sur notre équipe, on travaille sur les bons sujets, on en tire vraiment des enseignements pertinents. Parmi les effets bénéfiques : le lien entre les collaborateurs se recrée là où il était défaillant.

Un responsable de département dans la DSI d’un grand groupe d’assurance

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Travailler ensemble sans être ensemble

Travailler ensemble sans être ensemble
Le théâtre classique organisait l’intrigue autour de 3 unités : unité de temps, unité de lieu et unité d’action.

Avec le coronavirus, que devient l’unité de lieu ? Un assureur interdit les déplacements de ses équipes informatiques réparties sur deux sites même lorsqu’elles travaillent sur un projet commun. Un éditeur de logiciel mondial interdit les déplacements et les réunions de plus de dix personnes. Il va donc falloir trouver de nouvelles façons de travailler ensemble, sans être physiquement ensemble.

A Operae, nous avons quelques années de pratique obtenues en coachant des équipes « non co-localisées » : du support informatique réparti entre la France et le Maroc, une conduite de projet installée sur trois sites distincts, de la création d’environnements faisant collaborer France, Portugal et Inde En effet, le lean management implique de partager la compréhension de la situation entre tous les intervenants, de trouver des améliorations à des problèmes visibles à un endroit du processus mais dont l’origine est bien en amont, etc… Voici quelques méthodes que nous employons :

1. La préparation, indispensable !

On se met d’accord sur l’unité de temps (14h00, heure de Paris) et l’unité d’action (pour réaliser le point quotidien, pour travailler telle résolution de problème) et sur le support (utiliser le flux Trello, s’appuyer sur le macro de l’obeya, préparer le A3).

Le support peut être digital ou une bonne photo envoyée par email. Les deux peuvent faire l’affaire.

On se met d’accord aussi sur les aspects pratiques de la participation : comment vont être répartis les moments de parole, qui est l’animateur de la session, comment prendre part à l a discussion.

2. Conduire la réunion

Là, les outils dont on dispose vont faire la différence. Nous en avons testé beaucoup et adopté certains.

L’indispensable : l’enceinte Bluetooth.

Elle ne coûte pas grand-chose (50 à 100 euros) et elle apporte tellement de confort ! Le son devient clair, chacun peut entendre et être entendu.

En plus, l’enceinte est mobile. Que la réunion ait lieu dans une équipe, devant un management visuel, autour d’une table de réunion, l’enceinte peut y être utilisée.

Le presque indispensable : l’appareil photo.

Celui du smartphone fait très bien l’affaire. Prendre une photo d’un détail et la diffuser au vol permet à tous de bien mieux partager le sujet.

Ça ralentit un peu la discussion, mais au moins tout le monde voit de quoi il s’agit.

Le mitigé – la webcam.

Oui, elle est bien pratique mais soit elle est fixe et c’est frustrant quand tout le monde se déporte vers la gauche ; soit elle est mobile, portée par une personne, et là, la relation devient un peu délicate : « tu veux bien te rapprocher de ce tableau ? tourner à droite ? non, l’autre droite ? etc… » Il y a de quoi agacer le porteur et le porté.

Nous n’avons pas essayé la webcam panoramique.

Le très pratique : la tablette graphique et le stylet.

Dès qu’on partage un écran, le stylet permet d’entourer, d’annoter, de barrer, de dessiner, etc… tout en partageant le geste et l’image en temps réel.

Bien plus efficace que de devoir s’arrêter pour ramener chacun à l’endroit de la discussion (« tu vois les chiffres 14, 21 et 42 ? Mais si, sur les post its bleus ») et bien plus réactif que l’appareil photo.

L’inspiration « Wall-E »

Si l’on ne peut pas participer physiquement à la réunion, un robot peut-il nous remplacer ?

Nous l’avons testé, avec le « Double » de l’apple store. Une petite webcam de votre côté, pour que votre tête apparaisse dans l’écran de l’ipad là où a lieu la réunion et un peu de dextérité pour utiliser votre clavier comme dans un jeu video (non, on ne saute pas !!!) et c’est parti. Votre « Double » va regarder l’endroit du management visuel qui vous intéresse, s’asseoir à table avec les autres si besoin, parler avec votre voix. Le « Double » vous rapporte en temps réel ce qu’il entend et ce qu’il voit.

Vous trouvez ça farfelu ? Edward Snowden, le transfuge de la NSA, a utilisé un « Double » pour parler dans une conférence TED alors qu’il se cachait en Russie.

Voici un usage en milieu professionnel (chez LinkedIn). Le prix : 3 999 dollars. Plus cher que dans mon souvenir.

L’option « Minority report »

Vous rêvez d’écrans qui affichent mille et une informations, que l’on manipule avec les doigts et qui soit totalement interactifs ? Eh bien, nous aussi !

Alors nous avons cherché, longtemps, parce que le vrai interactif en temps réel, avec 20 personnes, c’est difficile. Et nous avons trouvé Ubikey à Vivatech. Un très grand tableau interactif (5 000 euros, à acheter chez qui on veut), un serveur, une connexion internet et la licence Ubikey. On s’y connecte avec les doigts, un smartphone ou un PC et chacun voit le sujet commun, peut poster un sujet, une photo, une copie d’écran, faire bouger un objet, créer des liens, dessiner…

Info et démo ici : https://www.ubikey.fr/

Si vous travaillez sur 2 sites, il faut dans l’idéal investir dans 2 écrans.

Nous avons un écran à Paris et un à Lille et nous avons mené à bien des projets complexes via Ubikey sans avoir besoin d’être directifs, top down ou bureaucratiques. Bien pratique ! Maintenant nous nous en servons même lorsque nous sommes tous sur le même site. Cela donne une ambiance un peu « mêlée » pour ceux qui se rapprochent du tableau et café de quartier pour ceux qui préfèrent envoyer leurs informations via smartphone.

D’autres idées à partager ?

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Je ne veux pas faire de support !

Je ne veux pas faire de support !

J’accompagne aussi bien des équipes de développement – pratiquant ou non des techniques agiles – que des équipes dites de support (N1 à N3). Plusieurs fois, j’ai entendu au sein de celles-ci – y compris dans celles qui géraient à la fois du dev et des tickets d’incidents – des personnes exprimer leur refus de faire du support.

Les messages étaient parfois forts :

  • «Ce n’est pas intéressant et on perd notre temps alors qu’on a plein d’autres choses à faire !»
  • «Je fais du dev, il est hors de question que je fasse du support.»
  • «On devrait prendre des boîtes externes pour faire le support.»
  • «On fait tout le temps la même chose. Ça fait cinq ans que ça dure !»
  • «On devrait embaucher des jeunes pour faire du support ; pour apprendre.»

Essayons de comprendre pourquoi.

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Ralentir pour satisfaire son client ?

Ralentir pour satisfaire son client ?

Par les temps qui courent et avec le développement du DevOps, la tentation est de vouloir aller toujours plus vite. Mais est-ce bien toujours ce que le client demande ?
La pratique régulière de la voix du client (donnez-moi exactement ce que je veux, quand je le veux, où je le veux, soyez fiables, ne me faites pas perdre mon temps) aide à se fixer les bons objectifs. En effet, à quoi bon s’améliorer là où le client ne nous attend pas ? Lire la suite « Ralentir pour satisfaire son client ? »

Affectation n’est pas affection

Affectation n’est pas affection

Ce matin, l’application a encore oublié de tomber en marche et Damien va ouvrir un ticket pour obtenir au plus vite le droit de travailler à nouveau.

Entre temps, faute de pouvoir faire ce qui est prévu aujourd’hui, Damien va remplacer l’attente par de la surproduction en travaillant sur une petite tâche qu’il doit réaliser d’ici à 3 semaines. Mais bon, on n’est jamais trop en avance…

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« L’avenir n’est que du présent à mettre en marche »

« L’avenir n’est que du présent à mettre en marche », une citation de Saint Exupéry qui éclaire nos pratiques lean à Operae

J’ai découvert cette citation à l’occasion des vœux de 2020. Elle a immédiatement fait écho à la façon dont mes clients définissent leurs attentes vis-à-vis du lean management : ils décrivent clairement et sans complexité comment ils aimeraient que fonctionnent leurs entités dans un, deux ou trois ans et s’engagent dans une démarche lean pour construire cet avenir, un pas après l’autre.

André est directeur technique d’une entreprise gérant des milliards de transactions chaque année. L’une des priorités qu’il s’est fixées, lorsqu’il a pris son poste, consiste à réduire à quelques minutes le temps nécessaire à la création des environnements sur lesquels sont déposés les systèmes informatiques construits par les équipes de la DSI. Ces environnements sont des objets complexes, assemblages de hardware (serveurs, réseaux, etc…), de middleware (système d’exploitation, politique de sécurité, bases de données, etc…) et de software.

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Libérez de la capacité dans vos équipes support pour délivrer plus de projets

Libérez de la capacité dans vos équipes support pour délivrer plus de projets

Ou comment la reine des neiges fiabilise votre SI…

C’est l’histoire de 2 équipes de support informatique, celles de Sarah et Christophe.

Leur rôle est de résoudre les incidents, répondre aux demandes de service, et « au mieux » de prendre quelques petites évolutions à leur charge.

Oui mais voilà, comme toutes les équipes de RUN, elles sont débordées par les incidents. Quant aux demandes de services, certaines attendent depuis des semaines. Donc les petites évolutions, ce n’est même pas le sujet.

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