17 légendes urbaines de l’IT

17 légendes urbaines de l’IT
  1. Trop d’info tue l’info, il faut simplifier :
    Non. Ce n’est pas l’excès mais la rétention d’information qui tue la collaboration, en particulier la rétention involontaire basée sur l’illusion “ce que je sais les autres le savent aussi, il est donc inutile d’en parler”. Et si la réalité est complexe, il est contre-productif de chercher à en simplifier la représentation à outrance. Comprendre ensemble, voir ensemble, agir ensemble.
  2. Pour produire deux fois plus, il faut évidemment deux fois plus de monde.
    Non. Pour produire deux fois plus Il suffit de trouver et d’éliminer à peine 10 % des gaspillages inhérents au fonctionnement aberrant actuel. Démontré des centaines, des milliers, des millions de fois par les millions de personnes qui ont essayé à travers le monde, depuis des dizaines d’années que le lean existe. Mais toujours aussi in-croyable.
  3. Sur un grand projet, on finit toujours par être obligé de sacrifier soit la qualité, soit les délais, soit les coûts.
    Non. Sacrifier la qualité amène immanquablement à sacrifier les délais, donc les coûts. Trois pour le prix d’un seul !  L’illusion du quick and dirty aboutit immanquablement dans les faits à disgusting and so late.
  4. Mieux vaut commencer par le plus compliqué, comme cela tout le reste sera beaucoup plus facile ensuite.
    Non. Il ne viendrait à l’idée de personne de commencer la découverte des mathématiques par le plus compliqué, comme les équations de Shroedinger, de Maxwell, ou de Black et Sholtes, au motif que le théorème de Thales serait plus facile à comprendre ensuite, même si c’est vrai. Et pourtant on continue.
  5. Éviter de rédiger une documentation de toute manière toujours obsolète, c’est éviter un gaspillage.
    Non. Se passer de documentation, en particulier en exploitation, est bien évidemment le meilleur moyen de créer des montagnes d’erreurs à corriger sans la moindre boussole : pour éviter la traversée du Jura une fois, on devra escalader le Mont Blanc chaque jour. Excellent choix, puisque ce sont deux équipes différentes.
  6. La vérité est dans le code et nulle part ailleurs.
    Non. La seule vérité dans le code, c’est qu’il mériterait un bon refactoring qu’on ne trouve jamais le temps de réaliser. Cf point 14.
  7. C’est toujours le plombier précédent qui a fait du sale boulot.
    Oui. Plombier ou dev, PO ou chef de projet, manager ou DSI, il a toujours soigneusement appliqué les 15 autres préceptes en étant convaincu de faire bien.
  8. Les erreurs, en particulier humaines, sont inévitables.
    Non. Presque toutes les erreurs humaines ont une cause racine évitable. Il faut juste chercher un peu plus loin que la simple réponse au premier pourquoi ?
  9. Les incidents de production sont chaque fois différents.
    Non. Si les manifestations d’un incident en production sont très souvent différentes, leurs causes racines tournent toutes autour des mêmes familles de banalités crasses : absence de monitoring, de tests, de maintenance préventive, de gestion de l’obsolescence, de séparation homme-machine, de formation, de formalisation de la connaissance ou de standard. Qui se résument à une seule : absence de budget, donc de volonté, de ne rien céder sur la qualité. Point.
  10. Zéro défaut, c’est juste impossible.
    Non. Dans l’industrie on compte les défauts en ppm (partie par million), quand dans l’industrie logicielle on les compte en ppc (partie par centième, ou encore pourcentage) soit 1 000 000 / 100
    = une tolérance à l’erreur 10 000 fois plus élevée. Impossible, vraiment le zéro défaut ?
  11. Avec une bonne réorganisation, on résout beaucoup de problèmes.
    Non. On n’aura rien amélioré du tout avec une reorg : ni le processus, ni la manière de l’opérer, ni les connaissances des collaborateurs, ni les pratiques managériales, sauf par grand hasard. On aura juste dégradé les réseaux et collaborations informelles existantes et repoussé l’acceptation du problème à la troisième enveloppe.
  12. Le plus important, c’est d’éviter que les gens ne perdent du temps à se tourner les pouces sans rien produire.
    Non. Le plus important, c’est d’éviter que le flux de production ne soit interrompu, ce qui n’a rien à voir avec une soi-disant “optimisation” de l’activité des personnes.
  13. Si on pouvait recruter plus d’experts bien formés, ça irait beaucoup mieux.
    Non. Il n’y a aucun expert disponible dehors ; les seuls experts du sujet sont ceux qui triment chez nous sans répit depuis trois ans sur le sujet. Donc le problème est ailleurs. Peut-être dans le temps riquiqui que nous consacrons à former efficacement ceux de nos collaborateurs moins experts, sans parler des prestataires ?
  14. Charger les gens à 110 % c’est les rendre plus efficients.
    Non. Charger au maximum les équipes, c’est les empêcher délibérément de prendre le recul, i.e. le temps nécessaire pour résoudre définitivement certains de leurs irritants. La plus grande, et la plus classique des erreurs managériales, sans doute possible.
  15. Le plus important dans une réunion c’est de la finir à l’heure pour ne pas démarrer en retard la suivante.
    Non. Dans une réunion l’important c’est de faire participer les bonnes personnes sans en oublier ni en manquer.
  16. Le client ne sait jamais ce qu’il veut, rien ne sert de perdre trop de temps avec lui ; mieux vaut un PO ou une AMOA qui parle en son nom.
    Non. Le client sait très bien ce qu’il veut. C’est nous qui ne nous intéressons pas vraiment à ses usages, au motif fréquent que ce serait vraiment trop “chronophage”.
  17. Il vaut mieux ne pas participer à une réunion d’une heure trente si c’est pour ne s’exprimer que 5 minutes, on aura évité de perdre 1h25 de son temps.
    Non. Il vaut mieux disposer au plus tôt des informations qui nous auraient évité une erreur de conception d’architecture remettant en cause toute la réalisation du projet de 18 mois à dix jours du « go live ».

Une pensée émue pour tous ces grands projets Louvois, Scribe, Sirhen, ONP, LUMM, dégommés dans les rapports de la Cour des Comptes : hommage aux grands projets tombés au champ de déshonneur de l’IT, embourbés dans ces 17 biais cognitifs si bien partagés.


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Le verbatim client de la semaine

Le verbatim client de la semaine

« Au travers de la formation lean et de l’accompagnement de Marie-Pia, nous avons pu apprendre et expérimenter différents outils du lean. Je suis convaincue aujourd’hui de l’efficacité de cette méthode et de l’impact positif sur notre focus client, la qualité de nos activités et le développement de nos équipes.

Nous avons déjà ancré certaines pratiques dans notre quotidien, par exemple Gemba, bacs rouges et A3, qui sont de plus complémentaires avec l’agilité. Une belle découverte pour moi, ainsi que de nouveaux réflexes précieux pour mon rôle au sein de l’IT. »

Noémie Aung, VP of Engineering, à propos du parcours de formation certifiant Lean Green Belt 

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Formation Green Belt Lean : passez du prêt-à-porter au sur-mesure

Formation Green Belt Lean : passez du prêt-à-porter au sur-mesure

Je m’occupe des formations certifiantes Green Belt Lean management depuis plus de 3 ans, ce n’est pas le seul parcours dont je suis en charge, mais celui-ci tout particulièrement m’a ouvert à des réflexions. Je suis une coach qui passe ses journées sur le terrain en ayant comme objectif principal la réussite des équipes et donc des entreprises. Le bureau, la salle de réunion… moi, je n’y suis pas habituée !

Au moment de créer ce parcours de formation (oui, je me sentais un peu le Yves Saint-Laurent des déroulés pédagogiques, l’Olivier Rousteing des serious games, l’Armani des points techniques) des questions hantaient mes journées – et celles de mes collègues – passées sur mon PC : en quoi est-ce que ce parcours serait-il efficace ? Comment une formation pourrait-elle donner aux personnes ce coté « terrain » ? Pour ceux qui pratiquent le Lean depuis des décennies (et c’est, malheureusement pour ma jeunesse, mon cas !), c’est LE facteur différenciant de la démarche. Pourquoi des personnes feraient-elles ce parcours en parallèle de leur boulot ? Et surtout : comment faire en sorte que les personnes sortent de cette formation en se sentant à l’aise avec les équipes, le terrain, la hiérarchie, et surtout avec les problèmes !?!

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Comment créer une expérience de formation continue ?

Comment créer une expérience de formation continue ?

A l’ère industrielle, la productivité se mesurait par la capacité à réaliser un travail manuel.

A l’heure de l’économie du savoir, il s’agit de mesurer la capacité à produire des connaissances sur le travail, à bâtir des pratiques exemplaires et à innover.

Quels sont les bons sujets à traiter entre experts et comment les aborder ?

Chacun de vos experts – vos architectes ou vos dev JAVA en IT ; vos mentors ou formateurs dans la formation ; vos chefs de projets métier – se retrouvent souvent embarqués dans des projets, loin de leurs pairs. Chacun se bat pour faire réussir sa mission pour son client, et se retrouve, généralement chaque semaine, dans une réunion d’équipe avec ses collègues experts à « discuter » de ses sujets.

Comment transformer ces discussions en apprentissages ? Comment améliorer les pratiques métiers ?

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Booster ses ventes en ciblant mieux ses prospects

Booster ses ventes en ciblant mieux ses prospects

Léonie est chef de produit Marketing d’une EdTech en hyper-croissance (+30 % de CA par an). Elle est en charge des formations ouvrant aux concours de la fonction publique « Sécurité & douanes » : gendarme, gardien de la paix, policier, surveillant pénitentiaire, douanier. Elle est donc garante du contenu des formations, de leur conception et de la mise à jour des parcours de formations sur la plateforme en ligne.

Son équipe de télévendeurs est particulièrement mécontente car elle est obligée de traiter un volume important d’appels non pertinents. En effet, pour être éligibles aux concours de la fonction publique, les candidats doivent respecter certains critères d’âges, de niveau d’étude ou de nationalité… Ce qui n’est pas le cas des autres formations. Les télévendeurs de Léonie ont donc moins d’opportunités de signer des contrats que leurs collègues qui proposent des formations pour des métiers de pâtissier, assistant vétérinaire ou accompagnant éducatif petite enfance qui sont, elles, ouvertes sans restrictions. Ce taux d’appels « hors cible » est le double de la moyenne des autres formations. Ce qui a un impact sur la part variable des télévendeurs. Difficile de les motiver dans ces conditions.

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Le verbatim client de la semaine

« Merci pour la qualité de la formation délivrée. Nous avons beaucoup apprécié nos journées très utiles et enrichissantes. C’est impressionnant de voir à quel point nous sommes en mesure d’utiliser très rapidement ce que nous avons appris la veille. Notre voyage au pays du Lean ne fait que commencer et nous sommes très curieux de savoir où il va nous emmener ! »

Une chef de projet participant au Parcours de formation Lean Yellow Belt 

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Pourquoi et comment restaurer et développer le capital humain dans les entreprises ?

Pourquoi et comment restaurer et développer le capital humain dans les entreprises ?

Il y a quelques temps, j’avais écrit un petit article sur la préservation du capital environnemental par les entreprises au même titre que ce qu’elles font pour leur capital financier.

La préservation du capital financier est portée par une notion comptable assez simple : l’amortissement.

C’est la constatation comptable et annuelle de la perte de valeur des actifs d’une entreprise subie du fait de l’usure, du temps ou de l’obsolescence. En face de l’amortissement se trouve la dotation aux amortissements qui consiste ainsi à constater en charge, comptablement, la perte de valeur que subit une immobilisation en raison de l’usure et du temps qui passe. Cette dotation aux amortissements est une écriture comptable sans décaissement, c’est-à-dire de l’argent « mis de côté » pour financer la remise à niveau de ce qui s’use et qu’on amortit.

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Pourquoi se faire certifier Green Belt quand on travaille dans l’IT ?

Pourquoi se faire certifier Green Belt quand on travaille dans l’IT ?

« La formation m’a permis de mettre en œuvre tout de suite dans mon équipe ce que j’ai appris »

« J’ai changé ma posture en tant que manager : voir mes problèmes nest plus un problème »

« Notre stock d’incidents est en train de fondre. Et j’ai réussi à insuffler un nouveau dynamisme dans l’équipe »

Si vous avez découvert le Lean, ou avez déjà été accompagné par un coach, vous avez sûrement pu mettre en place un certain nombre de pratiques dans votre équipe : Obeya, management visuel, bacs rouges, standard, et forcément vous avez déjà entrepris des résolutions de problèmes… Et obtenu des résultats comme ceux que nos stagiaires-chouchous ont remonté dans les verbatim ci-dessus.
Alors pourquoi suivre une formation Lean Green Belt ?

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Le verbatim client de la semaine

« C’était une super formation, j’ai énormément appris, à régler mes problèmes en particulier… Vous êtes vraiment à l’écoute et c’est primordial ! Je suis archi promoteur », un manager d’équipe

« Merci beaucoup, j’ai énormément appris, c’était super ! Entre le premier jour et maintenant, j’y vois beaucoup plus clair. Avant, je me faisais plaisir avec les NPS des élèves mais je ne voyais pas les signaux faibles de décrochage !« , un responsable formation

« Franchement, j’ai adoré la formation, j’ai vraiment appris plein de choses. La voix du client, ça a été une claque, j’ai pris du recul sur ce qui fallait améliorer. C’est sûr, je vais m’améliorer cette année avec tout ce qu’on a fait. Merci du temps qu’on a passé ensemble et de ta patience », une responsable de service

Verbatim de trois participants à l’Académie des Managers« .

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Participez à la masterclass « Le Manager Lean » le 7 octobre à Paris

Participez à la masterclass « Le Manager Lean » le 7 octobre à Paris

Quel est le rôle du manager dans une démarche Lean ? Quelles compétences un manager doit-il développer dans le cadre d’une transformation Lean ? Comment l’embarquer dans la démarche ? Si votre entreprise s’engage dans une démarche Lean et que ces questions se posent, ne ratez pas la masterclass de l’Institut Lean France, animée par Marie-Pia Ignace le 7 octobre prochain à Paris.

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