Enjeux du Numérique : quelle stratégie d’amélioration pour votre DSI ?

Les DSI sont confrontées à un impératif d’amélioration : livrer plus vite de la valeur (i.e des produits et services de qualité), à un coût réduit pour lutter contre les nouveaux entrants (souvent des startup très agiles), le tout en s’efforçant de conserver ses meilleurs éléments, sur-sollicités par la concurrence.

Pour répondre à cet impératif d’amélioration, je vous propose un petit exercice qui va vous permettre de benchmarker différentes stratégies et tirer quelques enseignements …

Le contexte

Dans un soucis pédagogique, nous allons prendre un cas simple avec une petite DSI composée d’un dirigeant, 4 managers et 20 opérationnels répartis en 4 équipes (représentée par le diagramme qui illustre ce billet).

Il s’agit d’une organisation fonctionnelle : chaque équipe représente une étape du processus : spécifications et conception, développement, tests et opérations.

Productivité

La productivité de l’équipe est suivie de manière assez classique, une manière qui ferait hurler un PMO ou un consultant en business modèle digital disruptif, mais qui nous conviendra bien pour l’exercice. La productivité est le nombre de pièces bonnes sorties par l’équipe pour le client, sur une durée donnée.

L’hypothèse de départ : l’équipe sort 10 évolutions par mois.

Glassbook, Fooble et Yoyoda

Imaginons 3 entreprises qui ont toutes les trois cette même structure de DSI ainsi que cette même productivité de départ. Ces 3 entreprises sont les suivantes :

  • Glassbook : une entreprise avec un super DSI à la tête de son organisation IT
  • Fooble : une entreprise avec des supers managers
  • Yoyoda : une entreprise avec des gens normaux.

Chacune de ces 3 entreprises a choisi d’adopter une stratégie d’amélioration basée sur ses points forts :

  • La stratégie de Glassbook est la stratégie DSI : elle consiste à s’appuyer sur son super DSI pour mettre en place un nouvel outil complètement intégré de gestion de cycle de vie de développement. Il va s’appuyer pour cela sur l’éditeur partenaire de son organisation qui lui garantit une mise en œuvre en 18 mois et 100 % d’amélioration de la productivité de l’ensemble de son organisation. Bien évidemment, son intégrateur lui garantit un budget et des délais maîtrisés ce qui nous amène à un coût total à hauteur de 500.000€, l’équivalent de 5 salaires annuels de développeurs.
  • La stratégie de Fooble est la stratégie Managers : Fooble n’embauche que des PhD de la même université, comme l’explique Cedric Smodt son CEO dans l’ouvrage « How Fooble Only Hires PHd From The Same University ». Sa stratégie est naturellement de s’appuyer sur ses super managers. Ils vont ainsi améliorer la productivité de l’ensemble de l’organisation de 5 % par trimestre ! Chacun ! De super managers, indeed, qui coûtent tout de même 20 % de plus que des managers standards.
  • La stratégie de Yoyoda est la stratégie Teams : elle consiste à s’appuyer sur ses équipes d’employés normaux pour que chacun améliore un tout petit peu la performance, à hauteur de 0,5% par mois en y consacrant 10 % de son temps. C’est la stratégie Lean.

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