Les acteurs de l’ombre
J’entends souvent dire qu’un dirigeant qui adopterait le lean serait la condition unique et suffisante pour que l’entreprise bascule dans le lean et en tire tous les bénéfices. Il s’agit d’une vérité très partielle, limitée à un cas de figure identifié :
- Le dirigeant connait le prénom de tous ses salariés. L’entreprise est petite, a un ou deux sites de production et le dirigeant interagit tous les jours avec ses équipes.
Dans tous les autres cas, le dirigeant s’appuie sur une foule de collaborateurs proches du terrain pour définir un plan de transformation, mettre en œuvre le management visuel et le flux tiré, installer les rituels, former à la pratique des standards, animer les kaizen et les 5S, etc… Les ratios des entreprises qui réussissent dans ce domaine estiment qu’il faut un interlocuteur lean à plein temps pendant trois ans pour accompagner un périmètre de 200 personnes dans une appropriation fine de lean (ou un pour 400 mais dans ce cas, le changement est plus lent). Puis il faut garder le même dispositif pour que l’entreprise continue à s’améliorer.
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