Obeya de management, qui veut essayer ?

obeya-de-management-operae-partners-lean

Lors du Lean Summit de 2016 à Lyon, organisé par l’Institut Lean France, Boris Evesque, directeur du Technicentre TGV de Lyon présente comment il a mis en place une démarche Lean dans la maintenance ferroviaire. La vidéo de sa présentation est disponible ici (58 minutes).

Sur un site grand de 21 000 hectares employant 410 personnes et pour un chiffre d’affaire équivalent à 70 M€, il explique en particulier comment il utilise une salle obeya pour le management.


En premier lieu, cette salle permet de clarifier les buts :
• 100 % de sécurité,
• tous les TGV doivent être à disposition à l’heure, sans panne, propres et tous leurs équipements en fonctionnement,
• moins cher.

C’est dans l’obeya qu’il réunit ses managers pour discuter des indicateurs (sécurité, délai, productivité, incidents, équipements de confort). La salle est aussi un espace de réflexion où ils peuvent discuter et partager leurs points de vue pour sortir non pas avec des actions, mais avec une orientation commune. C’est ensuite à chacun d’utiliser son leadership pour avancer dans la direction choisie ensemble.

Qui dit « espace de réflexion » en Lean dit aussi espace pour la résolution de problème. « Le kaizen, c’est aussi pour la direction » : chaque semaine, à tour de rôle, un manager présente un A3. Le but est d’apprendre aux gens à travailler ensemble. Et donc Boris est vigilant sur le choix des sujets : en donnant au maximum la préférence aux sujets d’interface, il oblige chaque manager à travailler son A3 avec ses collègues. La séance de présentation du A3 est un moment de travail collectif, c’est un rituel qui apprend la meilleure façon d’aborder les problèmes, de les mettre en avant sans générer de conflit. En effet, il faut être capable de recevoir la critique, il faut aussi être capable de critiquer sans émettre un jugement de valeur.

Enfin, tous les matins, l’équipe de direction prend 20 minutes pour comparer le prévisionnel de sortie des rames avec la situation réelle puis cherche à comprendre pourquoi il y a un écart entre prévisionnel et réel. L’obeya sert alors de point de départ au gemba : le comité de direction va sur le terrain pour observer un des problèmes détectés le matin. Il ne cherche pas à résoudre le problème mais juste à se mettre d’accord dessus. Il laisse ensuite l’équipe travailler à sa résolution. Cela permet de soutenir activement l’amélioration continue en créant du leadership sur le terrain.

Ainsi l’obeya de management permet de :

  • se mettre d’accord sur des objectifs,
  • prendre connaissance d’une situation et de révéler les écarts,
  • activer des résolutions de problèmes à tous les niveaux de l’entreprise pour que l’apprentissage et le leadership puissent se développer.

Au passage, Boris précise : « On a supprimé la réunion du CODIR pour pas consommer du temps partout ».

Et vous ? Pensez-vous avoir besoin d’une obeya de management ?

Pour plus de renseignements, contactez Philippe Fenot

(philippe point fenot at operaepartners point com).

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s