Cyber sécurité et lean IT – partage d’expériences

Cyber sécurité et lean IT – partage d’expériences

Question : Merci d’avoir accepté cet échange sur la cybersécurité et le lean. Est-ce que tu aurais en tête les trois grands sujets sur lesquels le lean IT pourrait aider une entreprise dans ce domaine ?

Christian Ignace : Oui, absolument. Pour commencer, on peut aider l’entreprise à quantifier le risque qu’elle encourt, c’est-à-dire à évaluer la volumétrie des menaces. Par exemple, un retailer européen a lancé un inventaire et a découvert qu’ils avaient environ 1900 vulnérabilités. 1 900 ! Ce nombre leur a permis de mieux comprendre l’ampleur des risques auxquels ils étaient exposés.

Le deuxième point concerne la sensibilisation des échelons de l’entreprise. Chez François, RSSI (Responsable Sécurité des Services Informatiques), une des grandes victoires a été de convaincre le DSI de suivre un indicateur de cybersécurité. Avant cela, la sécurité n’était pas dans son radar. Mais avec un indicateur de suivi, il pouvait voir régulièrement l’état des plans de remédiation, ce qui lui permettait de suivre l’évolution de la cybersécurité à son niveau.

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Le respect des personnes

Le respect des personnes

J’ai relu récemment l’article de Jim Womack – chercheur au MIT et co-auteur du premier livre sur le Lean – qui aborde le “respect des personnes” : élément aussi insaisissable qu’incontournable du Toyota Way. Même s’il date de 2007, vous verrez à quel point il est toujours d’actualité.

Jim nous raconte que durant des années il a visité des entreprises qui placent le “respect des personnes” au centre de leur philosophie. Il a cherché à comprendre comment les managers montraient cette forme de respect vis-à-vis des employés. Majoritairement, ils mettent en avant des éléments tels que :

  • donner des objectifs clairs ;
  • traiter équitablement chaque personne ;
  • faire confiance aux employés pour trouver la meilleure solution ;
  • et les tenir responsables de leurs résultats.

Le chercheur a également constaté que les entreprises sélectionnent généralement des candidats intelligents et que ”faire confiance à leurs employés” consiste essentiellement à leur donner une grande liberté dans leur travail et à les évaluer selon leur performance.

En comparaison chez Toyota, il a observé que les pratiques des meilleurs managers sont quelque peu différentes et surtout, il a réalisé que la résolution de problème représente pour eux la forme la plus aboutie de respect des personnes au travail. Je vous invite à passer en revue ce que font concrètement les managers de la marque aux trois ellipses.

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Quels facteurs influencent l’efficacité d’une ligne d’assemblage ?

Quels facteurs influencent l’efficacité d’une ligne d’assemblage ?

Traduction par Aya Hizem du billet de Christoph Roser issu de son blog All about Lean.

Dans mon dernier article, j’ai commencé à examiner les facteurs qui influencent l’efficacité d’une ligne, en particulier le pourcentage de temps à valeur ajoutée (VA) par les opérateurs. Pour cela, je dispose d’un bon ensemble de données issues de cinquante-trois observations différentes. Un facteur important était la vitesse de la ligne. Les lignes plus rapides sont non seulement plus faciles à optimiser, mais elles apportent également plus de bénéfices lors de l’optimisation. Dans cet article, je vais examiner la taille des groupes, comparer le Japon et l’Allemagne, les assemblages finaux avec les sous-ensembles, et les voitures de tourisme avec les véhicules commerciaux.

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Le Kaizen au Japon par rapport au monde anglophone

Dans la série « Kaizen », voici une traduction par Pierre Jannez d’un billet publié en 2013 par Michel Baudin sur son blog et intitulé « Kaizen in Japan versus the English-Speaking World« .

Dans le cadre d’une discussion sur la justification économique du Kaizen, Kenyon Denning a demandé ce qu’est et ce que n’est pas le Kaizen, en s’appuyant sur les définitions du dictionnaire anglais sur le Web.

Pourquoi chercher un terme technique japonais dans un dictionnaire anglais à usage général ?

Nous devrions plutôt nous concentrer sur ce que signifie le mot Kaizen en tant que terme technique au Japon. En effet, si nous utilisons ce terme uniquement pour décrire l’approche qui a contribué au succès de compagnies telles que Toyota, Honda, Matsushita, Kawasaki entre autres, nous induisons notre public en erreur en l’obligeant à nous écouter pour cette seule raison. Et le problème, c’est que nous utilisons effectivement ce terme avec signification biaisée.

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Sabotage, biais cognitifs et Lean : techniques de sabotage à l’usage des managers et superviseurs

Sabotage, biais cognitifs et Lean : techniques de sabotage à l’usage des managers et superviseurs

Dernier épisode de la série de Christian Ignace sur les biais cognitifs : après les techniques de sabotage à l’usage des dirigeants (ici), en voici cette fois-ci à l’usage des managers et superviseurs.

9. Demandez systématiquement des instructions par écrit. N’autorisez vos collaborateurs à agir qu’après une confirmation écrite de votre part. Décidez vous-même de tout. Ne déléguez rien du tout. Tardez à fournir vos instructions. Sanctionnez toute prise d’autonomie. Critiquez et dénigrez toute idée d’amélioration.

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Sabotage, biais cognitifs et Lean : techniques de sabotage à l’usage des dirigeants

Sabotage, biais cognitifs et Lean : techniques de sabotage à l’usage des dirigeants

Le lean management, entre autres vertus, propose des antidotes à ces facilitateurs de sabotage que sont les biais cognitifs (listés ici). Dans cet épisode, Christian Ignace présente la nature des concepts lean qui s’opposent aux techniques de sabotage et précise avec quels outils et leviers lean les contrer en changeant nos pratiques….

1 .Insistez pour que tout passe par des canaux officiels. Ne permettez pas que des raccourcis soient pris pour faciliter la prise de décisions. Multipliez à l’envie les contrôles, vérifications et autorisations redondantes tout le long des processus. Assurez-vous que chaque décision soit tracée. Assurez-vous que chacune des personnes en situation de valider une demande soit effectivement sollicitée. Ne permettez le lancement d’une action qu’une fois obtenue la totalité des validations attendues. Faites porter les contrôles sur le strict respect des consignes précédentes. Traquez et punissez les décisions prises en autonomie sans une validation explicite préalable de l’ensemble de la chaine hiérarchique. Faites contrôler les contrôles, demandez à ce que soient justifiés les écarts entre deux contrôles identiques d’une même étape. Créez des postes de travail dédiés à ces activités de contrôle ou de coordination des validations. Mettez en place des workflows pour administrer et automatiser ces contrôles.
Biais du besoin de certitude n° 4 & biais de confirmation n° 22 : je maîtrise ce que je contrôle, je contrôle ce que je vois. Connu aussi sous la blague des clefs perdues et du lampadaire
L’obstacle généré : gaspillages de type gestion du stock et étapes inutiles, qui ralentissent le flux d’un facteur deux à dix.
Le concept lean : le teamwork, stratégie de résolution de problèmes transverses. => les outils lean : le A3 ou PDCA ou QRQC, qui structurent la pensée autour de la démarche scientifique de résolution formalisée de problèmes complexes, par ceux qui en subissent les conséquences.

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La catastrophe de Tchernobyl expliquée par les biais cognitifs

La catastrophe de Tchernobyl expliquée par les biais cognitifs

Premier épisode d’une série de billets de Christian Ignace consacrée aux biais cognitifs.

Clés de lecture : Les passages entre guillemets décrivent le déroulement de la catastrophe, ils sont tirés de l’article Wikipédia cité en référence. Les passages en italique décrivent le biais cognitif à l’œuvre qui explique chaque étape de la progression lente mais certaine vers cette catastrophe parfaitement évitable. Les numéros entre parenthèse font référence à la description des biais cognitifs disponible ici.

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Le défi d’Inoxtag et le Kaizen : l’art de l’amélioration continue pour gravir des sommets et réussir en IT

Le défi d’Inoxtag et le Kaizen : l’art de l’amélioration continue pour gravir des sommets et réussir en IT

Dans sa dernière vidéo, qui a fait sensation en France, le jeune Youtubeur Inoxtag a beaucoup fait parler de lui. Mais, ce qui a particulièrement attiré l’attention des internautes, c’est le terme « kaizen« . Que signifie réellement ce mot ? D’où nous vient-il ?

D’origine japonaise, kaizen se traduit par « amélioration continue », désignant l’idée de progresser chaque jour, même de manière minime, pour se rapprocher de ses objectifs.

toyota way
copyright Toyota

D’ailleurs, l’entreprise Toyota elle-même intègre ce mot dans son système de management, appelé « Toyota Way », qui décrit les cinq grandes valeurs de l’entreprise : le gemba, le kaizen, le challenge, le travail d’équipe et le respect.

Dans le Lean management qui s’inspire du modèle Toyota on retrouve le kaizen, ou plutôt les dix règles du kaizen qui nous donnent des précisions sur l’application de ce principe.

Je vous propose donc d’explorer ensemble ces dix règles et voir si Inoxtag a bien réussi à tous les respecter. En quoi l’ont-elles aidé à réussir son défi ? En même temps, je ferai un parallèle avec les principes d’application du kaizen dans une équipe IT.

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Kaizen – du film au lean

Kaizen – du film au lean

Si on vous pose la question du lien entre votre kaizen et le film, voici des éléments de réponse.

Le buzz est impressionnant. « Kaizen », c’est 500 salles et 330 000 spectateurs pour une projection unique, 8 000 000 de vues sur YouTube 24 heures plus tard et ce n’est que le début.

Le choix de « Kaizen » comme titre du film étonne car il s’agit d’un mot familier dans notre culture lean, mais un mot qui reste encore confidentiel dans la société en général. A quoi pensait Inoxtag, 22 ans, youtubeur, disrupteur quand il l’a choisi ?

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Tout le monde parle de Kaizen. De quoi s’agit-il ? Par où commencer ?

Le Kaizen est le fait de viser l’excellence par la recherche permanente de petites améliorations, sur le terrain, chaque jour, par chaque collaborateur de l’entreprise.

Vous avez envie de vous lancer sans savoir par où commencer ? Rendez-vous vendredi 20 septembre à 14h pour poser vos questions à Frédéric Buono.

Pour vous connecter au webinaire, cliquez sur ce lien.