S’engager en deux semaines dans le LEAN GREEN

lean-green-operae-partnersPourquoi se lancer dans le LEAN GREEN ?

Le 8 août 2016, l’humanité a consommé en huit mois la totalité des ressources naturelles que la Terre est capable de renouveler en un an (source : « Global Footprint », dont le détail stipule quel la mesure agrège l’empreinte carbone, les ressources consommées, pêche, élevage, culture, construction, utilisation d’eau). Cela signifie que nous ingurgitons en un an la quantité de ressource qu’ 1,6 Terre pourrait renouveler durant la même période.  Depuis 1970, le jour de dépassement global ne cesse d’avancer d’année en année. L’empreinte environnementale que nous exerçons sur la Terre continue de croître proportionnellement.

En 2012, les infrastructures de l’Internet et du web mobile représentaient 3 % de la consommation électrique mondiale et émettaient autant de gaz à effet de serre que l’aviation civile (source : « Ecoconception web » Frédéric Bordage). Dans un tel contexte d’utilisation croissante d’Internet, comment concilier la pleine satisfaction des internautes et le respect de l’environnement ? Plus généralement, comment continuer à rendre heureux nos clients tout en préservant durablement notre belle planète ? Le LEAN GREEN apporte la solution à cette équation.

L’industrie a pris conscience des enjeux environnementaux découlant de la pression exercée par l’Homme sur l’environnement. Le code de l’environnement, la réglementation (REACH, ICPE, DEEE etc.) et la société civile ont joué un rôle d’incitateur dans cette réaction. L’accélération récente de la mise en application de nouvelles lois environnementales aux objectifs précis, nécessite des entreprises des changements de comportement et une agilité croissante pour réussir la transformation environnementale.

En plein scandale Volkswagen et au moment où se tenait la COP21, Toyota a confirmé sa volonté de fabriquer des véhicules plus respectueux de l’environnement. Pour réduire drastiquement les impacts environnementaux de ses véhicules et de ses chaînes de fabrication, Toyota s’est fixé les challenges «green » suivants, conformément à sa vision décrite dans « Environmental Strategy 2050 » :

  • Réduire de 90 % les émission de CO2 par rapport à 2010 de ses véhicules
  • Emettre aucune émission de CO2 dans la production des véhicules
  • Recycler et s’engager pour une société plus verte.

Déjà pionnière dans le développement et la mise sur le marché du premier véhicule hybride en 1997, Toyota avait aussi incorporé très tôt les préoccupations environnementales dans son système de management qu’est le TPS (Toyota Production System).

De la même façon, Operae Partners accompagne les entreprises dans leur transformation Lean, en s’appliquant également à elle-même les pratiques du Lean Management. Le cabinet s’est lancé volontairement, dès ses débuts, dans l’amélioration continue de sa performance écologique inscrite dans sa politique environnementale.

Dans ce contexte, je me suis intéressé aux apports que le système de management Lean peut apporter à l’entreprise pour répondre à ses enjeux environnementaux. Comme beaucoup, passionné par ce qui touche à la préservation de l’environnement et à la RSE (Responsabilité Sociétale et Environnementale), j’ai voulu relever le défi de l’activité Kaizen de réduction progressive de l’impact environnemental de ma société.

Vaste programme : par quoi commencer ?
Comment sélectionner une opportunité d’amélioration « GREEN » et démarrer dans le LEAN GREEN ?

Le Lean management m’a largement facilité la tâche dans cette quête. Plus précisément, le management visuel Obeya m’a aidé à identifier et à comprendre les opportunités d’amélioration « Green ». En effet, une réunion Obeya hebdomadaire nous rassemble tous dans une grande salle où est affiché le management visuel d’Operae Partners.  Nous sommes tous impliqués dans la mise à jour de chaque panneau. A titre d’exemple, sur l’un des murs, nous présentons, chacun notre tour, l’évolution des indicateurs de performance clef alignés sur les objectifs stratégiques de l’entreprise.

Parmi ces indicateurs de performance, je présente l’indicateur « Sécurité » du nombre de personnes du cabinet se trouvant dans le « rouge » après chaque semaine de travail. Selon l’adage Lean « Quality First, Safety Always », je me suis fixé l’objectif que personne ne soit dans ce cas. En préalable à chaque Obeya, je collecte les réponses anonymes dans un court questionnaire permettant d’identifier des hypothèses de causes d’épuisement, de stress, TMS (Troubles Musculo Squelettiques) ou de mal-être. En Obeya, je décline ces causes impactant le bien-être de chacun et classées par ordre de fréquence décroissante.

Et l’environnement dans tout ça ?

Le Lean se propose d’améliorer conjointement la performance de la « Sécurité », de la « satisfaction client », de la « Qualité », des « délais » et des « coûts » sans léser un seul de ces axes. J’y ai ajouté la performance « environnementale ».

Partant de ce principe, j’ai cherché méthodiquement parmi les trois principales causes impactant négativement la « sécurité », celle qui aurait un effet identique sur les autres :

J’ai ainsi identifié une hypothèse de cause commune à chacun de ces axes en partant du Kaizen d’amélioration de la « Sécurité » : « un trajet d’une durée excessive pour un coach se rendant chez le client ».

Je commence alors ma recherche des hypothèses de causes profondes par la méthode des 5 P (« pourquoi ») : « car le lieu d’habitation du coach est trop éloigné du site du client » ou « car son vol ou son train a été retardé » etc….  A cela s’ajoute surement aussi que la fréquence des déplacements en une semaine est trop importante.

Il est vrai que nous passons en moyenne un peu moins de 3 jours sur 5 chez nos clients.

Si la première hypothèse de cause est vérifiée, agir sur la diminution des durées de trajet des coaches autant que possible, pourrait réduire notre empreinte carbone.  Cela contribuerait à l’amélioration simultanée de la performance environnementale, de celle de la sécurité et de la réduction des coûts.

J’ai donc appliqué un autre principe Lean :  l’expérimentation.

Patience, dans un prochain article relatif à l’exploration Lean Green, je vous présenterai : comment mesurer et valider cette hypothèse liée aux transports. Comment le choix du thème d’opportunité d’amélioration de la performance environnementale s’est-il ainsi imposé : « réduire les trajets des coaches » ?

Dans cette perspective, je vous exposerai la façon dont l’Obeya a contribué à comprendre collectivement le problème et ensuite, à élaborer le PDCA correspondant.

Les collaborateurs sont les acteurs essentiels de la transformation écologique d’une entreprise.

 

 

Les entreprises Lean Green sont sur le blog Lean Green Institute

 

 

2 réflexions sur “S’engager en deux semaines dans le LEAN GREEN

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