Hoshin Kanri, au-delà de la politique (1/2)

Operae-Partners-blog2La politique comme jeu d’acteurs au service du client et de l’entreprise

Aujourd’hui les approches Lean privilégient des actes très opérationnels, porteurs de valeur immédiate pour l’entreprise et le client. On réalise donc des projets Lean, on forme des chefs de projet Lean, le tout sous la direction et avec l’appui d’un bienveillant sponsor Lean. On déploie même des programmes au sein de directions opérationnelles entières si l’occasion se présente. Le résultat est souvent ébouriffant et provoque une prise de conscience salutaire pour les individus qui ont participé au changement. Mais pour toutes ces initiatives, les opérationnels comme le management se retrouvent rapidement face à la question de la pérennisation de la démarche, des modes de pensée et d’action. Lire la suite « Hoshin Kanri, au-delà de la politique (1/2) »

Abattre les silos au sein des DSI

 

Lean IT Operae PartnersVoici en quels termes, Benoit, collaborateur du dernier projet Lean que j’ai animé dans la DSI d’un grand groupe témoigne :

« Au front-end daily, on a régulièrement des discussions avec des personnes du back-end pour par exemple vérifier le statut des comptes. Pour ce faire, je suis en contact avec Sven, certains jours, jusqu’à 5 à 6 fois par mail. »

Jusqu’au jour où le coach m’a posé une question : « Sais-tu où se trouve Sven ? »

Moi : « Euh… non pas du tout ! »

Le coach : « As-tu déjà regardé dans l’annuaire interne ? » Lire la suite « Abattre les silos au sein des DSI »

Le Gemba

gemba-operae-partners (2)Faire du Lean c’est aller sur le Gemba. Le gemba signifie « terrain », c’est-à-dire l’endroit où l’on réalise la production.

Derrière ce mot simple se cache une réelle culture du changement et une profonde modification des attitudes de chacun dans l’organisation de l’entreprise. Mettre en place une culture « Gemba » implique pour l’encadrement de soutenir avec respect les collaborateurs en charge de la production, cela implique également pour les services support d’assister l’encadrement et les opérateurs dans cette charge de production.

 

Cette attitude Gemba se traduit par des réunions sur le terrain plutôt que dans les bureaux. Lors de ces réunions, l’objectif est d’observer dans le détail ce qui se passe réellement

1/ vu du client : est-il satisfait ? Quelles sont les sources d’insatisfaction et pourquoi ? Où et quand cela se passe ? Qui a connaissance du problème ?
2/ vu des collaborateurs : quels sont les obstacles qu’ils rencontrent, et comment leur permet-on de faire preuve de jugeote, de monter en compétences ?

Ainsi en remontant le flux, les managers et les services support observeront la réalité en se concentrant sur les produits, les postes de travail, les outils des collaborateurs, les méthodes de travail et poseront toutes les questions nécessaires pour bien comprendre ce qu’ils voient…

Freddy Ballé nous disait au Séminaire Lean en France à Télécom ParisTech le 24 juin dernier : « Le rôle des managers est de s’assurer que les équipes sont capables d’identifier les problèmes, et bien sûr de les traiter… Mais si les managers veulent que les équipes apprennent et progressent, ils ne doivent jamais résoudre les problèmes à leur place, ils sont juste autorisés à poser des questions ».

Alors, vous qui lisez cet article, êtes-vous prêt à aller voir et comprendre la vraie vie vécue par les collaborateurs sur le terrain ? A les soutenir et les assister pour leur permettre de résoudre par eux-mêmes les problèmes d’insatisfaction clients ou les obstacles qui gênent leur quotidien ?

Ce que signifie la transformation digitale, 3e partie

transformerTroisième volet de cette série sur la transformation digitale. La première propose un éclairage sur une définition et les enjeux :

Exploiter la radicalité des capacités d’internet (temps-réel, ubiquité, multitude) pour construire et ajuster en permanence :

  1. une connaissance validée de la réalité du marché, aujourd’hui, afin d’élaborer les produits et services les plus adaptés pour y répondre
  2. une connaissance validée de la réalité de l’organisation et des processus pour livrer le plus rapidement possible ces produits et services

La seconde partie propose de présenter les 4 premiers points cardinaux de cette transformation. Cette partie en présente les 3 suivants (les 5, 6 et 7) …

  1. la relation client
  2. les produits et services
  3. les processus
  4. les outils
  5. le leadership
  6. la culture
  7. les équipes et le management

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Ce que signifie la Transformation Digitale

Transformation digitale operae partnersAlors que la transformation digitale (rappel : le qualificatif digital est approprié en français, inélégant mais approprié) est devenue un des enjeux majeurs des organisations, on a parfois du mal à se représenter à quoi cela correspond et à imaginer par quel bout prendre le sujet. Qu’entend-on par cette expression ? Quels sont les enjeux que cette transformation implique ?

Ce billet est le premier d’une série sur le sujet. Il a pour objet d’apporter un éclairage en proposant une définition et en en exprimant les enjeux…

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Lean, respect et prénoms des collaborateurs

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Dans son Petit Traité des Grandes Vertus, André Comte-Sponville propose un ensemble d’essais philosophiques sur un certain nombre de vertus. Ainsi la tempérance, la tolérance, le courage, la générosité etc …

Celle par laquelle il commence n’est pas une grande vertu : il s’agit de la politesse. Il explique clairement que si ce n’est pas d’une disposition suffisante, c’est néanmoins un élément indispensable à la vertu.

Soucieux d’un management vertueux, j’ai très rapidement intégré cette dimension dans mes pratiques de coaching.

Un chien dans un jeu de quilles

Lorsque j’arrive dans une nouvelle équipe, je tâche de conserver à l’esprit que je suis une pièce rapportée, un peu comme un chien dans un jeu de quilles, un corps étranger que les membres de l’équipe n’ont certainement pas demandé. Se basant sur les expériences précédentes, ils imaginent parfois que je vais travailler en vase clos avec le manager, sans venir les voir, puis leur imposer un nouveau processus / outil / ensemble de pratiques.

C’est dans ce contexte peu favorable que je dois accompagner l’équipe dans des changements qui auront, en outre, pour objet de changer certaines de leurs croyances.

La politesse (bonjour, vouvoiement, sourire) est évidemment un impératif mais j’ai constaté une pratique qui, rapidement, les intrigue et que les personnes de ces équipes apprécient : je connais leurs prénoms dès le second jour. Lire la suite « Lean, respect et prénoms des collaborateurs »

Lean Informatique : Gaspillages et Développement Logiciel (1/2)

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Responsable de la démarche de Lean Software Development chez un éditeur de logiciel pendant deux ans, j’ai coaché une équipe dans le développement de deux versions successives (appelons les V2 et V3) du logiciel d’entreprise que nous commercialisons.

Nous avons graduellement apporté sept modifications majeures à notre organisation, modifications qui ont permis à notre R&D de supprimer des gaspillages dans le processus de développement et d’obtenir des résultats encourageants.

Dans cette première partie, nous décrivons le contexte, le problème sous forme d’écart de performance opérationnelle, et les premiers changements que nous avons mis en oeuvre.

Dans la seconde partie nous décrivons quatre autres pratiques, les résultats obtenus ainsi que les enseignements.

(Article publié en anglais sur le site InfoQ en Juillet 2014 et édité par Ben Linders – traduction Florence Préault)

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Comment l’on passe de l’échec au succès à l’échec

montagnes-russes-operae-partners-succesVoilà comment on passe de l’échec au succès à l’échec… Parce qu’on a, pour le succès, une pensée rationnelle et scientifique (le Lean management et son PDCA) on a, pour l’échec, une pensée nombriliste et réactionnaire,
par Marie-Pia Ignace, CEO d’Operae Partners

Cas concret : Le directeur commercial d’une banque constate que, après une succession, les héritiers ne souhaitent pas maintenir leurs placements chez lui. Une partie de l’argent est dépensée et le reste est déplacé dans d’autres banques. On parle de plusieurs centaines de millions d’euros qui sont transférés chaque année !

Cela lui paraît d’autant plus incompréhensible que :

  1. les offres de placement de la banque sont de bonne qualité et sont reconnues par les experts,
  2. il existe des frais de transfert qui pénalisent le client,
  3. tous les commerciaux sont formés pour proposer aux héritiers de rester dans la banque.

Une bonne enquête auprès des héritiers fait apparaître Lire la suite « Comment l’on passe de l’échec au succès à l’échec »

Le désapprentissage des organisations

Ou la lutte pour le contrôle de la couette la nuit à 3h00 du matin

plantesQui n’a pas connu ces tentatives de transformation d’organisation qui semblent réussir pour quelques mois puis sont rattrapées par les luttes politiques, la routine, les habitudes (trop ?) solidement ancrées dans la culture d’entreprise ?

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De l’importance des sponsors dans l’Obeya

Ou pourquoi la politique doit être au service des projets clients (et non l’inverse)

obeya-operae-partnersAujourd’hui, dans les projets Lean, l’Obeya classique en tant que support au management visuel des projets est composée de 7 grandes parties : vision et objectifs, voix du client, produit, indicateurs, macroplan, microplan et résolution de problèmes.

Malheureusement, dans beaucoup d’Obeyas, au fil du temps, lors des réorganisations et par manque de place, le premier panneau se réduit à sa plus simple expression (1 objectif chiffré) voir disparaît complètement en partant du principe que « les gens savent pourquoi ils travaillent ». Erreur tragique ! Lire la suite « De l’importance des sponsors dans l’Obeya »