Le 5S du système

Le 5S du système

Les systèmes informatiques sont comme une maison, avec le temps on accumule des choses. Certaines sont utiles et nous plaisent, d’autres, par contre, ne font que prendre de la place. Elles occasionnent du bruit, on les range pour ne plus les voir mais elles sont toujours là et une fois l’espace plein, elles débordent et en arrivent à cacher les choses importantes.

Ne plus voir les choses importantes est une source de gaspillages mais aussi une source de défauts potentiels.

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Comment le Lean peut aider les équipes agiles ? Un exemple avec le takt time

Photo by Braden Collum on Unsplash

Exemple de complémentarité de l’approche agile et du lean management, notamment dans un contexte de croissance (scale-up).
La semaine dernière j’ai accompagné Marine, CTO d’une société que nous appellerons SPEEDEV, comme régulièrement depuis deux ans. Cette société développe des solutions web et mobiles pour aider leurs clients à résoudre des problèmes business. Depuis le début les équipes utilisent SCRUM comme modèle de production, mais également le Lean management depuis deux ans.
Ses équipes réussissent à délivrer de manière fréquente des applications en utilisant SCRUM avec des sprints d’une semaine. Elles ont atteint un certain niveau de maturité. Pour preuve, chaque équipe livre quotidiennement quelques user stories pour validation par le product owner (PO). A chaque fin de sprint l’équipe demande au PO quel est son niveau de satisfaction et ce qu’il faut améliorer de son point de vue.

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Genchi Genbutsu

Le Genchi Genbutsu – « aller à la source » – signifie que vous devez vérifier les faits par vous-même, ainsi vous pourrez être sûr(e) que vous avez la bonne information dont vous avez besoin pour prendre une bonne décision. (source Toyota)

La définition du Lexique Lean
Genchi Genbutsu : Pratique Toyota assurant la parfaite compréhension d’une condition, en confirmant l’information ou la donnée par une observation personnelle de la source de la condition.

 

Le « concurrent engineering » appliqué à l’urbanisme : Lisbonne en 1755

 

En novembre 1755, la ville de Lisbonne s’effondre et l’histoire du monde en est changée. La ville est d’abord partiellement détruite par un tremblement de terre d’une amplitude de 8,5 à 9,2, selon les sources. Trois secousses de plusieurs minutes se succèdent puis, des milliers d’habitants, regroupés sur le port pour être à l’abri des bâtiments qui s’effondrent, sont balayés par la vague d’un tsunami. Enfin un immense incendie se déclenche. Le nombre de morts est estimé à 40 à 60 000 personnes.

Un homme « providentiel », le marquis de Pombal, va organiser avec beaucoup d’efficacité la protection du pays, les camps de réfugiés de Lisbonne et la reconstruction de la ville[1]. Pour la reconstruction, il va procéder exactement comme le préconise le Lean engineering trois siècles plus tard, en mettant en concurrence plusieurs solutions avant d’en choisir une. Lire la suite « Le « concurrent engineering » appliqué à l’urbanisme : Lisbonne en 1755 »

Mes premiers pas… en Lean Engineering

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L’an dernier j’ai eu la chance de suivre l’Académie Lean Engineering de l’Institut Lean France animée par Cécile Roche (Directrice du Lean et de l’Agile pour le groupe Thales). Ce cursus d’une année, à raison d’une séance par mois, permet d’appréhender les pratiques du Lean dans le domaine de la conception et le développement de nouveaux produits.

Chaque journée de cette académie est organisée autour d’une partie théorique et d’une visite en entreprise durant laquelle l’entreprise qui reçoit partage son expérience et ses pratiques en matière de Lean.

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Le bac rouge sans « pourquoi », c’est comme le « H » de Hawaii, ça ne sert à rien !

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Dans une PME industrielle de sous-traitance qui a entamé une démarche Lean, le directeur de production met en place à chaque poste de travail, le fameux « bac rouge » dont l’objectif est de protéger le client : je ne passe une pièce à l’opération d’après que si celle-ci est conforme au standard attendu. La semaine qui suit, nous convenons avec ce dernier d’aller voir ensemble sur le terrain pour comprendre les causes d’éventuelles non-conformités. Lire la suite « Le bac rouge sans « pourquoi », c’est comme le « H » de Hawaii, ça ne sert à rien ! »

La magie du Kanban chez Toyota à Nagoya

toyota-lean-managementLe kanban représente l’outil central mis au service du Just in Time (JIT). A Nagoya, chez Toyota le JIT se définit par faire seulement ce qui est nécessaire, quand c’est nécessaire et dans la quantité nécessaire.

Qu’est-ce que le kanban dans le Lean ?

Le kanban désigne une carte qui contient un ensemble d’informations logistiques comme le nom du produit, son secteur de livraison, la date de livraison, le nombre de pièces par casier, le numéro de la carte etc. Dans l’usine de Nagoya, j’ai remarqué que les cartes utilisées étaient dotées d’un code barre et d’un code QRC pour être flashées électroniquement afin de faciliter la gestion des réassorts. Le kanban est un outil logistique qui contribue à maîtriser le flux des composants dans l’usine pour éviter les gaspillages de surproduction et d’attente. Lire la suite « La magie du Kanban chez Toyota à Nagoya »

L’obeya c’est quoi ?

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Obeya en japonais signifie « grande salle ». C’est un lieu de partage pour une core team (un groupe d’experts pluridisciplinaire), un espace dédié à l’analyse et la prise de décision sur un sujet important comme un nouveau produit ou un nouveau projet. L’obeya c’est le management visuel à grande échelle appliqué à la conduite de projet. Elle s’adresse à un groupe de personnes qui collaborent sur un projet qui sont prêtes à se réunir lors de rendez-vous hebdomadaires, à mettre en place des rituels managériaux, pour partager l’avancement et se mettre en conditions de réussite. On est alors très loin de la vision parcellaire des organisations en silos dans lesquelles la communication est souvent tendue et inefficiente.

On illustre souvent la méthode de l’obeya par des exemples industriels ou qui émanent de l’IT mais son champ d’action est bien plus étendu et s’intègre très facilement dans des contextes d’ingénierie de produits dits physiques. Lire la suite « L’obeya c’est quoi ? »

Arrêter la chaîne de production d’une usine ? Ils sont fous ces Japonais


Allez, soyez francs.
Vous aussi, comme moi, vous avez lu les bouquins de Lean, et en lisant les histoires sur l’andon avec arrêt total de la chaîne de production, la petite musique qui sonne de plus en plus fort jusqu’à en faire descendre le directeur de l’usine sur le terrain, etc., etc. C’était beau, vous en aviez la larme à l’œil, mais vous auriez pu finir l’histoire par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Parce que vous aussi, comme moi, vous ne croyiez pas cela possible de laisser la chaîne de production s’arrêter (ni de voir un directeur sur le terrain).
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Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ?

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Rendre le rythme visible

Notre voyage d’études au Japon nous a donné l’occasion, lors de notre visite de l’usine Tsutsumi de Toyota, de voir concrètement le respect du takt time dans le travail de chaque opérateur. L’ensemble de l’organisation travaille pour que chaque opération soit au takt time afin d’atteindre un but commun qui est de livrer ce que veut le client et dans les volumes demandés, ni plus, ni moins. Ce takt time est ainsi décliné à chaque poste de manière à permettre à chaque opérateur de savoir s’il travaille au rythme du client.

Pour aider les opérateurs à voir s’ils tiennent le rythme du takt time et détecter immédiatement quand ils ne le tiennent pas, Toyota a intégré dans l’environnement de travail des opérateurs des moyens de visualiser les écarts entre rythme réel et takt time.

Il s’agit ici d’une pratique de management visuel (cf billets ici et ), dont le but est de rendre visible à chaque instant si l’activité de chacun est dans une situation normale ou anormale. Lire la suite « Mieruka et takt time : comment le management visuel peut aider les personnes à livrer au rythme du client ? »